Blues de Noël et idées repas du nouvel an

Un petit billet (comme disent certains) rapide (ou pas) aujourd’hui comme j’aurais pu le publier sur Instagram (en plus court !) mais je préfère ici.

Tout d’abord, j’espère que vous avez tous passé un bon 24 et 25 décembre, que vous ayez fêté Noël ou non ! Pour la première fois, malgré ma grande joie à cuisiner de bons petits plats véganes pour l’occasion (la liste sera plus bas dans l’article), j’ai eu un peu le blues. Il ne s’est toujours pas vraiment dissipé au moment où j’écris ces lignes, d’où cet article. J’ai beaucoup pensé aux animaux ou plutôt aux individus (oui parce qu’on ne mange pas « du cochon » mais « un » ou « plusieurs » cochons) dont on a fait vivre l’enfer (il existe bel et bien mais sur Terre en fait) puis massacrés pour les mettre en pâté, rondelles ou farcis sur nos tables de réveillon. J’ai beau être bienveillante, dire aux gens de faire à leur rythme, avoir du beurre à la maison pour le chéri qui en mange encore, parfois, ça reste compliqué. Compliqué d’accepter ce qu’il se passe chaque seconde, chaque minute, compliqué de voir que les gens mangent des personnes sans même en avoir conscience parce que « c’est bon pour la santé » paraît-il et parce qu’une personne mixé et mise en boîte ne ressemble plus vraiment à une personne, donc c’est plus facile de l’avaler.

Bref, ça pique au coeur, ça pique de savoir que ça fait des mois qu’on engraisse des oies, des canards, des dindes, des vaches pour cette période spéciale de fin d’année où on va vendre plus et plus cher. Parce que « c’est bon », « on ne peut pas s’en passer », « c’est Noël quand même », « c’est la tradition », « on n’a toujours fait comme ça »… On disait ça aussi durant les grosses périodes d’esclavage, même si elle est loin d’être terminée dans certains coins du globe et parfois même en France (« c’est comme ça », « c’est normal »…), on dit ça aussi vis-à-vis du harcèlement de rue (« si on ne peut plus draguer alors… ») etc.

Tout ça est déprimant mais ça me donne aussi envie de me battre plus et plus fort : de faire plus d’articles encore plus engagés (sur le véganisme, le zéro déchet, l’artisanat…), de m’engager davantage et avec plus de régularité dans des associations auprès de d’animaux humains et non humains, de lire plus pour compléter et complexifier ma pensée, de faire des formations… Mais ça me donne aussi envie de prendre soin de moi, de savoir écouter mes réactions face à un repas avec de la viande ou une réflexion déplacée et d’apprendre à transmettre mes émotions (« ça me touche ce que tu me dis, non ce n’est pas drôle « le cri de la carotte » »)…

Je suis très chanceuse dans un sens car j’ai des amis (plus ou moins proches) qui sont très bienveillants avec moi et qui adaptent leur repas pour moi, qui font des efforts pour qu’on puisse manger ensemble (et la plupart du temps le repas est au minimum végétarien pour tout le monde). Ça me fait touche parce que ça veut dire qu’on prend en compte ce que je pense, ce que je ressens, ce que je suis suis, mais surtout que ça fait sens, au moins pour un repas, de ne pas mettre à table des animaux dans la tête de mes hôtes. C’est toujours ça de prix, un repas sans cruauté (ou le moins possible).

Bon on ne va pas se mentir, il y a « pire » (scoop : il y a toujours pire) dans la vie. Est-ce que je dois pour autant renier ce que je ressens ? Je ne pense pas. Car comme dit plus haut, ça me donne de la force. De la force pour celles et ceux qui vivent bien pire justement. J’espère que la force sera aussi de votre côté pour l’année 2019 à venir, que vous aurez le courage de dire « non » quand il le faudra ou d’accepter les opportunités qui se présenteront à vous, même si elles font peur.

Le blog a eu un an ce mois-ci et je suis plutôt contente de ce que cela a donné même si mes publications n’ont pas forcément été très régulières et qu’il y a tout de même peu de visites. J’en profite pour vous dire que le seul moyen pour moi (et celles et ceux qui tiennent un blog) de savoir si vous avez réellement lu et apprécié un article ou non c’est de mettre un commentaire. Ça donne de la force, de la nuance, ça permet de s’améliorer et de savoir que notre travail a porté ses fruits. Le moindre commentaire m’a toujours fait grand plaisir et je souhaite remercier celles et ceux qui m’ont fait des retours. J’ai quelques projets sympas pour l’année à venir et j’espère vous proposer des articles un peu plus élaboré.

En attendant, voici ce que j’ai pu réaliser ou acheter pour mes différents repas de Noël, cela peut vous donner des idées pour le jour de l’an, celui d’après, pour un anniversaire, Noël de l’an prochain… Le tout sans animaux bien sûr !

Apéro :
  • Le vromage « Jean » aux amandes à tartiner de chez Jay & Joy : très chouette pour ceux qui ne sont pas fan de fromage comme moi
  • Crackers apéritifs aux olives, graines de courge et origan de chez Les fruits détendus  : plus chers que les prix pratiqués pour ce type de produits habituellement mais ils sont crus, fabriqués en France, très qualitatifs et très très bons !
Plat :
  • Le rôti de Seitan farci de Eva les petits plats : j’en rêvais depuis des jours et il était très bon et très moelleux. J’ai adapté la farce (avec uniquement des légumes) et la sauce (sans le cognac) et tout s’est très bien passé !
Desserts :
  • Bûchettes à la mangue, coco et fruit de la passion de chez VG Pâtisserie : j’aime tellement leurs pâtisseries et leurs viennoiseries… Allez-y si vous le pouvez !
  • La bûche façon forêt noire de Deliacious : j’en bavais d’avance et j’ai eu raison car elle était super même si ma chantilly était plus liquide que solide 😅
  • Rochers à la noisette de Deliacious : mon gros manque depuis que je suis devenue végane est enfin comblé !

Je vous donne rendez-vous en 2019 pour de nouveaux articles et vous souhaite une très belle fin d’année !

4 réflexions sur “Blues de Noël et idées repas du nouvel an

  1. Pffff oui c’est tellement difficile. C’est notre premier Noël végane, et nos proches nous prennent vraiment pour des alliens ^^ Mais un gros effort a été fait de la part de nos familles respectives : pas de foie gras, desserts 100% véganes, repas adaptés. Ca ne reste pas assez, bien entendu, mais on ne peut pas nier les efforts faits, surtout en période de fêtes où on achète toujours beaucoup plus. On essaie d’encourager, même si à côté de ça au repas ils mangent de la dinde ou du gibier… Heureusement on évite les remarques habituelles avec nos familles proches 🙂

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    • Il faut dire que les médias n’ont pas vraiment aidé la cause ces derniers temps ! Normal d’être pris pour des aliens ou des hippies 😅 C’est chouette d’avoir autour de soi des gens qui font des efforts au moins le temps d’une soirée ! Respecter l’autre à table c’est un déjà un premier pas je pense. Bon courage si tu as d’autres repas à venir 💪

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  2. Hey ! J’entrevois ce que tu peux ressentir; tu combats là des convictions vieilles comme l’humanité et n’étant pas moi-même végan j’apprécie ta façon d’aborder le sujet et de le transmettre. Tu nous donne de bonnes alternatives et pour moi ça me permet déjà de beaucoup diminuer ma conso. Je pense qu’il y a vraiment un manque de curiosité et de tolérance de la part de ceux qui ne veulent pas changer ou juste progresser un peu. Les médias font aussi bien leur boulot en ne montrant que les extrêmes qui font peur/semblent agressifs anéantissant toute possibilité de discussion sans trop d’aspect émotionnel. Quel que soit notre choix il est vraiment important de se poser la question d’où sa vient et de consommer intelligemment. Donc finalement on fait face à des personnes qui ne veulent pas se poser de questions ou qui s’en foutent ouvertement. Du coup à Noël j’imagine que le plaisir reprend le dessus =).

    Personnellement j’ai un peu de mal avec Noël en lui même, pas avec la fête et les jolies pensées, mais vraiment le concept de Noël comme on nous l’enseigne chez nous. Je me sens beaucoup plus proche de la tradition de Yule dont Noël a littéralement repris de nombreux symboles et remodelés à sa sauce. Je trouve le personnage du Père Noël peu inspirant et faussement bon. Beaucoup d’enfant se mettent à souhaiter Noël seulement pour les cadeaux si on ne leur enseigne pas toute la magie autour, celle d’être ensemble, de chanter et de partager un moment chaleureux. Un Noël sans cadeaux ne devrait pas être un scandal ! Bref il y a tant à dire.

    J’espère que tu vas retrouver le peps avec les journées qui rallongent 😉

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    • Ton message me fait chaud au coeur ! Merci beaucoup 😘
      J’ai toujours pensé et agit de sorte à ce que les gens soient informés et puissent décider par et pour eux-même. Une fois que tu sais comment sont traité les animaux et que tu décides de continuer à en manger ou réduire ou arrêter, alors ok. Ensuite, en fonction de la décision, on peut encore plus ou moins agir pour les «  »convaincre » » mais je suis persuadée que bon nombre de personnes réviserait leur façon de manger (bio, moins industriel, végétalien…) si ils étaient correctement informés et avaient la possibilité de faire autrement.
      Pour ce qui est de Noël, il est vrai que de ne rien s’offrir (hors du moment passé ensemble, du repas préparé…) peu poser problème et c’est un vrai souci lorsqu’on « doit » faire un cadeau alors qu’on en a pas envie. Je déteste cela… Je ne connais pas la tradition de Yule mais je vais aller faire quelques recherches ! Pour ce qui est des enfants, il est vrai que cela semble beaucoup tourner autour des cadeaux matériels et que cela conditionne surement beaucoup leur vision de la société, des objets etc.

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